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Césarienne extrapéritonéale : la solution pour ne plus souffrir à la suite d’une césarienne ?

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Fort heureusement, dans certaines circonstances, le recours à la césarienne est présent au moment de l’accouchement pour la santé de l’enfant et de la mère. Mais elle est une opération assez épuisante, les femmes peuvent mettre plusieurs semaines avant de se rétablir.

Cependant, une nouvelle méthode pointe le bout de son nez : la césarienne extrapéritonéale.

Définition de la césarienne extrapéritonéale

En fin de compte, cette méthode n’est pas si inédite. En effet, elle date déjà de 10 années. À l’instar de la césarienne classique, elle s’opère sous anesthésie. Néanmoins, à la différence des césariennes effectuées actuellement, l’incision est effectuée à la verticale et sur la gauche. Inciser à la verticale donne lieu à une ouverture dans le sens des fibres musculaires.

Moyen technique qui, a posteriori, facilite la période de convalescence de la maman. Ensuite, le médecin disjoint les deux muscles, ce qui permet de ne pas agir sur le péritoine (membrane qui tapisse les surfaces extérieures des organes). Dans l’utérus, il incise à nouveau, comme pour une césarienne classique, pour extirper le bébé.

Par ailleurs, l’anesthésiant est administré à petite dose pour éviter les effets secondaires comme des nausées, des vomissements ou encore des malaises. Au final, les intestins sont épargnés au cours de cette opération. Détail important quand on en a déjà subi les effets indésirables.

Différences avec une césarienne classique

Également nommée Cohen-Stark en référence aux deux médecins qui ont révélé cette méthode, la césarienne dite classique se pratique aujourd’hui depuis maintenant une vingtaine d’années. Elle comprend une incision à l’horizontale au niveau du bas-ventre. Puis, une autre incision sur l’aponévrose (membrane qui enveloppe et gaine les muscles).

À l’aide de ses doigts, l’obstétricien disjoint les muscles pour ensuite inciser le péritoine et rejoindre l’utérus et extirper le bébé. En définitive, avec cette technique, on recense davantage d’incisions et, par voie de conséquence, un temps plus élevé de cicatrisation. Sans oublier les multiples douleurs physiques pour la mère.

Au demeurant, la césarienne classique suscite chez les mères des sentiments de frustration : celui de ne pas avoir été actrice de cet événement et de ne pas profiter de son enfant dans l’instant (peau à peau). La césarienne extrapéritonéale permet aux femmes d’être actrices de leur accouchement au moyen du winner flow.

En soufflant dans un embout, les futures mamans contractent leurs muscles et entraînent plus facilement la sortie du nourrisson. Par ailleurs, le temps de cicatrisation est plus rapide, 3 jours pour la césarienne extrapéritonéale contre 6 pour une césarienne traditionnelle.

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